4 années hors du temps, hors de la "Bled-attitude", mon retour n'est plus qu'un songe lointain, une illusion floutée. Ma réalité est ici, le délice gagne enfin mon existence...
Sexe : female
Signe astro : taureau
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Un film, haut en couleurs, avec de très belles prises de vue de l'Italie.
Une femme, en pleine procédure de divorce, se fait ponctionner tout son argent, tous ses biens par cet homme qui, désormais, ne partagera plus sa vie.
Elle a deux amies lesbiennes, qui lui offrent un voyage pour la Toscane. Voyage organisé, pédales douces et folles en bus, casquettes et guide follasson.
Elle décide, après quelques jeux de jambes du destin, d'y acheter une maison et d'y rester.
Le chantier de la maison, des ouvriers qui deviennent des amis, la copine lesbienne qui la rejoint enceinte jusqu'aux yeux et larguée par son amie, un belâtre italien qui lui fait la totale...
Mais cette femme est désespérément seule.
Le belâtre ne poursuivra pas ses effluves chaudes et tendres, ses ouvriers partent au terme des travaux, la copine lesbienne accouche...
Cette femme ne parvient pas à étancher ce flot de solitude... comme moi..
(la fin est américaine, biensûr elle se trouve un homme, mais happy end n'est pas applicable pour tous..)
Publié par saiga à 23:23:16 dans tout et rien | Commentaires (18) | Permaliens
1.La chanson qui vous rappelle un ex : "susan's house" de eels
2.La chanson qui vous fait rire : "Daniella"
3.La chanson qui vous donne la pêche : "steal my kisses" version "live from Mars" de Ben Harper
4.La chanson qui vous rappelle quelqu'un de spécial : "femme like u" de K'maro (me rappelle ma nièce de 6 ans qui la connaît PAR COEUR)
5.La chanson que vous auriez aimé écrire : "goodbye my lover" de James Blunt
6.La chanson qui vous rend nostalgique "let it be" des Beatles
7.La chanson qui vous rappelle votre adolescence : "Leyla" de Clapton
8.La chanson que vous aimez d'un artiste que vous détestez : "Lucie" de Pascal Obispo
9.La chanson que vous admettez aimer honteusement : une des chansons de Jenifer dont je ne me souviens plus le titre!
10.La chanson dont vous aimez les paroles : "The drugs don't work" de Ben Harper
11.La chanson avec laquelle vous aimez vous réveiller "sexual healing"... "get up get up get up, let's make love tonight.."!!!
12.La chanson qui vous rappelle votre enfance : "roman d'amitié" de Elsa et le petit mec
13.La chanson qui vous fait penser aux vacances : "et tu chantes chantes chantes, ce refrain qui te plaît, et tu tapes tapes tapes, c'est ta façon d'aimer.." (vous voyez de laquelle je parle?!)
14.La chanson qui vous rappelle votre meilleure amie : je n'ai pas de meilleure amie (pas de mouchoirs, je m'en porte plutôt bien!!)
15.La chanson qui vous fait pleurer : si je suis mal, 50 cent est capable de me faire verser une larme..
16.La chanson qui vous fait penser à votre solitude : "sittin' in the dark of the bay" de Otis Redding
17.La chanson que vous aimez chanter : "can't take my eyes off you" (najou je crois que t'as mis la même!! come and sing with me!)
18.La chanson qui correspond à votre état d'esprit du moment : "gimme gimme gimme"... A MAN AFTER MIDNIGHT..
19.La chanson que vous détestez par-dessus tout : tout le répertoire HARD ROCK PUR
20. La chanson que vous aimez mettre dans votre chambre à coucher : l'album "mind body and soul" en boucle de Joss Stone
Dima, tu joues le jeu du questionnaire dans mon blog?... ;))
Wolfy, Mhyde, c'est à vous.
Publié par saiga à 00:32:24 dans entrée en matière | Commentaires (38) | Permaliens

.. se prélasser, dans l'eau, dans le silence et la buée, réfléchir, s'évader, ramollir, somnoler..
voici mon programme des vingt prochaines minutes!
mon plus grand souci est de lire dans le bain.. hormis le risque de tremper le bouquin ou de le faire tomber dans la baignoire, ma contrainte reste la buée qui envahit le verre de mes lunettes (j'en porte pour la lecture..), et qui masque ma vue, et m'empêche de lire!!
je vais me démerder un roman écrit en grosses polices.. je dois bien avoir ça..
Publié par saiga à 21:22:12 dans envie de.. | Commentaires (14) | Permaliens
je préfère être dans ma peau que dans la sienne...
la semaine dernière, comme à mon habitude, fatiguée d'une longue journée, je traîne mes doigts trankilou sur ma télécommande, en quête d'une berceuse vidéographique, un petit film, une petite sitcom, une petite émission,..
Mais ma main ne répond plus lorsque mes yeux en ont pris le pouvoir, abasourdis par ce qu'ils voyaient..
Le film venait à peine de commencer, et déjà il captait toute mon attention, je ne pouvais pas y échapper, fallait que je le regarde jusqu'au bout. Loin déjà était la vision idyllique de la berceuse, place à l'ouverture maximale de mes deux pupilles, devant un long métrage sublime..
Attention, je dois avant tout définir le vrai sens du mot "sublime". Il a été trop banalement utilisé, ou catégorifié parmi tous ces termes appartenant à l'échelle du beau.. si je vous posais la question.. "qu'est-ce que le sublime?"
oui, vous me répondez un truc sensiblement proche de "très beau, extrêmement beau,.."
eh bien il y a d ça de nombreux siècles les philosophes se sont disputés le monopole de la vérité. Mais le sublime définit pour moi (et pour Platon en l'occurence!! ;)) ce sentiment indéfinissable, cette sensation terriblement bizarre, mélangeant paradoxalement attraction et répulsion, envie et dégoût, adoration et mépris. Etre sublimée signifie être choqué, subir une commotion, un choc. C'est infiniment plus intense qu'une simple délectation esthétique.
"Dans ma peau" m'a sublimée..
Une femme, jeune et jolie, carriériste, en pleine ascension professionnelle, avec, en guise de compagnon de vie, un homme délicieux, attentionné, aimant, généreux.
Suite à une blessure accidentelle, cette femme se retrouve plongée dans le rite de l'automutilation.
"entrer dans la peau d'un personnage" , une expression si parfaitement appropriée à cette oeuvre.
Une écriture avec le corps sur le corps, plus qu'une peinture, où peut-être une peinture, l'écran se disperse entre palette et toile, le coup de couteau vaut bien le coup de pinceau.
La mutilation n'est que le point de départ d'une dépendance au sang, à la chair. Elle se mutile, oui, mais elle découvre le plaisir de se faire l'amour autrement que par le sexe. Elle se mange, se croque, se suce le sang. Elle fait de sa peau de vrais morceaux de souvenirs, tannant et séchant des fragments de sa peau.
C'est un corps vivant qui se déplace parmi des corps morts, purs simulacres, sans substance et sans poids. C'est une protestation contre la catastrophe esthétique, contre le marché qui nivelle, efface, formate.
Une protestation violente, marquante, perturbante.
Je ne sais pas si j'ai aimé voir ce film, je ne sais pas si je vous le recommande..
AINSI SOIT LE SUBLIME

Publié par saiga à 21:24:59 dans tout et rien | Commentaires (10) | Permaliens
".. d'écrire un peu, de vider cette panse, ces tripes, ce trop plein de graisse, de chair, de kilos lourds, pendants et collants.
Je sors de mon bain, éreintée, fatiguée, pesée, je me traîne jusqu'à ma chambre, et me hisse jusqu'à mon lit. J'ai pris la télécommande, difficilement, prudemment, et j'ai glissé, je me suis affalée, écroulée, éparpillée sur le carrelage. Je ne pouvais plus bouger, la nuit me paraissait satanique, infernale, cet instant épouvantable et pourtant si commun de solitude intense et de retrouvailles suicidaires avec soi. Juste ma voix intérieure qui me fredonne sèchement ces quelques mots, ces quelques syllabes crachées sur la table, elle me raconte que "tu n'es qu'une merde horrible et repoussante", elle me prend par le bras, me remue le ventre flasque, souffle dans mon oreille, je crie pour ne rien entendre, elle me parle à moi, à personne d'autre, elle est là, dans le lit, je ne la vois pas mais la sens enfoncer ce poignard dans mon corps, m'éventrer et faire de moi un amas de viande, faire partie de mon enfer.
J'en suis sûre, ce soir, comme beaucoup de soirs, je vis un cauchemar.."
Publié par saiga à 20:24:34 dans je vous raconte une histoire? | Commentaires (2) | Permaliens